Et si nous n’attendions plus un homme ou une femme providentiels pour nous accorder sur l’essentiel ?

Et si en 2017 les solidarités devenaient un impératif pour les prochain.e.s locataires de l’Elysée et de l’Assemblée ?

Et si «5 caps des Solidarités » fixés par les ONG constituaient un référentiel dans lequel devront s’inscrire dorénavant les politiques publiques ?

Parce que les crises que nous traversons sont toutes liées à un déficit de solidarité, qu’elles ne pourront se résoudre que par plus de solidarité, pour la première fois, 80 associations – du social, de l’écologie, de la solidarité internationale, de l’éducation, de la démocratie, du monde agricole, des quartiers populaires, de la défense des droits de tous, et de l’égalité, du handicap, de la jeunesse, pour la santé, et la protection animale – ont décidé d’unir leur voix.

Unir leur voix pour dominer le brouhaha ambiant.

Unir leur voix pour faire, haut et fort, l’Appel des Solidarités.

Pour que sortent de leur réserve toutes celles et ceux fier.e.s d’être généreux.ses et solidaires. Qu’elles et ils lèvent le doigt et élèvent la voix jusqu’à imposer un changement de cap(s).

En répondant PRESENT!

Sur www.appel-des-solidarites.fr ou gratuitement par SMS au 32321 en tapant le mot PRESENT!

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Women’s March on Paris

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Le 21 janvier, soyons nombreuses et nombreux pour témoigner notre solidarité avec la Women’s March on Washington, car défendre les droits des femmes aux États-Unis, c’est défendre les droits des femmes en France et dans le monde entier !
ldh-france.org/womens-march-on-paris
Pour la France, voici la liste des marches (non exhaustive) et les lieux de rendez-vous :
Paris – 14h – Départ Trocadéro ;
Bordeaux – 14h30 – sur les marches du Grand Théâtre, place de la Comédie ;
Marseille – 11h30 – sous l’ombrière du Vieux Port ;
Lyon – 14h – Place de la Comédie ;
Montpellier – 14h – Parc du Peyrou ;
Nantes – 15h – Place des Volontaire de la défense passive ;
Strasbourg – 17h30 – Place Kleber ;
Toulouse – 17h – Esplanade Place Wilson ;
Poitiers – 11h – Place du Marché ;
Rouen – 14h30 – 99 rue Saint-Sever.

Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes

Le 25 novembre 2016,
Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes,
MOBILISONS-NOUS, TOUTES ET TOUS !

Partout à travers le monde, viols, harcèlement sexuel, violences domestiques, mariages forcés, crimes « d’honneur », mutilations génitales : toutes ces violences constituent une violation grave des droits fondamentaux des femmes et des filles et un obstacle majeur à la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Les violences sont construites sur un continuum de comportements sexistes et de pratiques, inacceptables, susceptibles de causer un préjudice ou une souffrance de nature physique, psychologique (insultes, critiques permanentes, humiliation…), sexuelle (viol, agressions, harcèlement…) ou économique (confiscation du salaire ou des documents administratifs, non-versement des pensions alimentaires…).

Les violences contre les femmes et les filles ne relèvent ni d’affaires privées ni de faits divers et, contrairement aux idées reçues, elles n’ont pas lieu uniquement dans la sphère familiale (violences conjugales et intrafamiliales). Elles n’épargnent aucun milieu, aucun territoire, aucune génération, aucune nationalité, aucune religion. Ne cédons pas aux discours conservateurs et racistes des extrêmes droites qui dénoncent cette question toujours sous l’angle « ethnique ».

Comme l’affirme le préambule de la convention d’Istanbul*, la violence à l’égard des femmes est une manifestation des rapports de force historiquement inégaux entre les femmes et les hommes ayant conduit à la domination et à la discrimination des femmes par les hommes, privant ainsi les femmes de leur pleine émancipation. Cette Convention, ratifiée par la France en 2014, renforce la protection et les droits des femmes et fixe les mesures préventives, législatives, juridiques, sociales, protectrices ou réparatrices que les États signataires s’engagent à prendre pour agir à la fois en amont et en aval. Elle oblige les États à agir concrètement en intégrant dans les lois nationales les applications de ce texte.

Pour la Ligue des droits de l’Homme, agir contre la violence, c’est :

· protéger les femmes de tous pays, en « paix » comme en guerre, les accompagner et les aider à redevenir sujets de droit ;
· éduquer et former dès le plus jeune âge à l’égalité pour prévenir les comportements sexistes ;
· financer durablement les actions, entre autres associatives, qui œuvrent contre les violences ;
· étendre le champ des formations initiale et continue des acteurs concernés (enseignant-e-s, avocat-e-s, médecins, juges, policier-e-s…) ;
· demander au gouvernement français d’appliquer toutes les mesures prévues par la convention d’Istanbul et renforcer celles qui sont déjà prises.

* Convention d’Istanbul, traité international adopté par le Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (2011).

 

Le Monde qui vient, entre périls et promesses – 2000-2015 : un état des droits

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Depuis plusieurs années, la LDH publiait régulièrement aux éditions de la Découverte un « Etat des droits ». Son but : jouer pleinement son rôle de vigie en faisant un bilan des menaces, périls et tensions du moment pesant sur les droits. L’ouvrage qu’elle vient de publier se situe dans la lignée de cette démarche mais affiche une tout autre ambition en lui donnant une portée plus vaste, inscrite dans une perspective de long terme.
Cet ouvrage, qui a réuni des personnalités intellectuelles de premier plan, universitaires et chercheurs dans des disciplines variées ainsi que des acteurs de la défense des droits, ne prétend délivrer aucune vérité définitive mais questionne, interpelle, ouvre des perspectives et des débats. Son objet n’est pas d’affirmer une « ligne juste », encore moins de délimiter un quelconque pré carré, mais de mettre la question des droits à la confluence d’une diversité d’approches qui nous parlent de notre monde et de son avenir. Bref, du monde à venir…
Françoise Dumont,
présidente de la LDH

Le Monde qui vient, entre périls et promesses – 2000-2015 : un état des droits
Editions La Découverte, Paris, 2016
340 p., 21 €

Avec les contributions de :
Jean Claude Ameisen, Geneviève Azam, Bertrand Badie, Étienne Balibar, Loïc Blondiaux, Pierre Robert Baduel, Nicolas Bancel, Jean Baubérot, Jacques Chevallier, Thomas Coutrot, Mireille Delmas-Marty, Jean-Pierre Dubois, Nicolas Frize, Vincent Geisser, Hervé Guéry, Christian Laval, Henri Leclerc, Danièle Lochak, Nonna Mayer, Michel Miné, Laurent Mucchielli, Gérard Noiriel, Henri Oberdoff, Serge Paugam, Michèle Riot-Sarcey, Joël Roman, Michel Tubiana, Patrick Viveret, Michel Wieviorka, Catherine Wihtol de Wenden

Droits des femmes contre les extrêmes droites

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Pendant très longtemps les femmes ont voté moins que les hommes pour le Front national.
En 1988, le vote des femmes en faveur du FN était de 7 points inférieur à celui des hommes. En 2012, il n’était plus que de 2 points. Mais tout ceci n’est pas encore stabilisé : de nouveau de 5 à 8 points d’écart aux Européennes de 2014 et 4 points au premier tour des régionales de 2015.

Voilà où est l’enjeu : le vote des femmes sera décisif.

Le fait de capter l’électorat féminin fait partie de l’enjeu de la dédiabolisation plus générale.

Marine Le Pen, qui veut accéder au pouvoir, ne peut plus servir la même soupe que son père, tout du moins à première vue.

Mais le fond est resté le même : anti-immigration par le biais notamment de l’instrumentalisation de la laïcité, préférence ou priorité nationale, xénophobe, pro-patronat, antisocial, antiféministe, lesbophobe, homophobe.

Sur les femmes, le discours se veut avoir changé aussi mais est ambigu et à géométrie variable.

Marine Le Pen s’appuie sur son image de femme moderne, qui travaille, divorcée. Elle se dit presque féministe.

C’est pour démasquer cette imposture que des associations féministes, des associations plus généralistes, des syndicats et des partis* ont créé le site Droits des femmes contre les extrêmes droites

* Attac, Cadac, CGT, Collectif Abandon de Famille – Tolérance Zéro ! , Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Coordination Lesbienne en France, les effrontées, Ensemble !, Europe Écologie-les Verts, Femmes Égalité, Femmes solidaires, Femmes migrantes debout, FSU, Ligue des femmes iraniennes pour la démocratie (LFID), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Maison des femmes Thérèse Clerc – Montreuil, Marche mondiale des Femmes, Osez le Féminisme !, PCF, Réseau féministe Ruptures, Ufal, Union syndicale Solidaires, Vigilance syndicale Antifasciste (Visa)

Madame la France, ma mère et moi

Ligue des droits de l’Homme, section de Nîmes
Les Mille couleurs
vous proposent une

PROJECTION DU FILM ’MADAME LA FRANCE, MA MERE ET MOI’
Suivi d’une discussion sur le thème de la Laïcité avec la Ligue des droits de l’Homme
Le vendredi 20 mai à 18h
A la Médiathèque Marc Bernard
1, place Debussy
« C’est chez toi Madame la France que je me suis découverte arabe et musulmane »

« Madame la France, ma mère et moi », est un film documentaire de Samia Chala. En revisitant les stéréotypes qui collent à la femme arabe depuis l’histoire coloniale, Madame la France, ma mère et moi interroge le regard que portent les Français sur les femmes d’origine maghrébine.

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