Confinement et libertés publiques

Dans le contexte de crise sanitaire actuelle, les autorités françaises ont adopté des mesures de confinement destinées à freiner la pandémie de Covid-19. Des restrictions de circulation ont été édictées pour faire face à cette situation exceptionnelle. Notre section locale, sans contester la légitimité de ce dispositif inédit, entend rester attentive et vigilante sur les situations de contrôle des déplacements dérogatoires des citoyens qui révéleraient des abus, des violences et/ou des discriminations. Si vous aviez à déplorer une telle situation, vous pouvez nous envoyer un message via Facebook (ligue des droits de l’Homme section Nîmes) ou sur ldh.nimes@ldh-france.org.
Pour information, voici un document qui fait le point sur l’achat de produits de première nécessité et la verbalisation ainsi que les problématiques de l’inspection visuelle, la fouille des bagages, de vos sacs ou de vos poches.
Prenez-soin de vous!

Rejoignez-nous pour défendre la liberté de manifester !

SAMEDI 13 AVRIL PARTOUT EN FRANCE

Paris : départ à 14h de la place de la République.
Beauvais : 15h place Jeanne Hachette.
Brest : 15 h place de la liberté.
Chalon : à 10h devant la sous-préfecture.
Chambéry : 14h place des Eléphants.
Châteauroux : 10H30 devant la préfecture.
Châtellerault : 11h kiosque à musique, esplanade Blossac.
Clermont-Ferrand : 14h place de Jaude.
Commercy : 13h zone de la Canaire, route d’Euville.
Dijon : 13h place François Rude.
Foix : 10h30 devant la préfecture.
Mont de Marsan : 10h30 place Saint Roch.
Périgueux : 10h cours Montaigne.
Puy-en-Velay : 10h30 devant la préfecture.
Quimper : 10h30 place Terre au Duc.
Rodez : 11h place de la préfecture.
Nîmes: 11h devant la préfecture

Communiqué commun signé par plus de 50 organisations

Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester reste, malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.

Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants. Participer à une manifestation ne saurait signifier le risque pour chacun et chacune d’entre nous d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.

Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, faire d’un visage en partie couvert un délit, persister dans l’usage d’armes qui mutilent, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.

Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain, nous en demandons l’abrogation. C’est pourquoi nous appelons à manifester partout en France le samedi 13 avril 2019.

Une conférence de presse se tiendra au siège de la Ligue des droits de l’Homme (138 rue Marcadet 75018 Paris) le jeudi 11 avril à 11h.

Paris, le 8 avril 2019

Signataires : Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) ; Amnesty international France ; Association des Tunisiens en France (ATF) ; Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH) ; Agir ensemble pour les droits de l’Homme ; Association France Palestine solidarité (AFPS) ; Attac ; Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) ; Confédération générale du travail (CGT) ; Confédération nationale du logement (CNL) ; Confédération paysanne ; Crid ; Droit solidarité ; Emmaüs France ; EuroMed Droits ; Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) ; Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fédération française des motards en colère (FFMC) ; Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) ; Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) ; Fédération nationale de la Libre pensée ; Fédération nationale des Francas ; Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Femmes Egalité ; France Nature Environnement (FNE) ; Gilets jaunes de Commercy ; Gilets jaunes signataires ; Greenpeace ; La Cimade ; La Quadrature du Net (LQDN) ; Le Planning familial ; Les Amis de la Terre France ; Les Effronté-e-s ; Ligue de l’enseignement ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Mouvement national lycéen (MNL) ; Mouvement pour une alternative non-violente Ile-de-France (MAN) ; Oxfam France ; Pas sans nous ! ; Réseau Euro-Maghrébin citoyenneté et culture (REMCC) ; SOS Racisme ; Syndicat de la magistrature (SM) ; Syndicat des avocats de France (SAF) ; Syndicat national des journalistes (SNJ) ; Syndicat national des personnels de l’éducation et du social (SNPES PJJ/FSU) ; Union juive française pour la paix (UJFP) ; Union nationale des étudiants de France (Unef) ; Union nationale lycéenne (UNL) ; Union des Tunisiens pour l’action citoyenne (UTAC).

ELECTION PRÉSIDENTIELLE : APPEL À UNE VIGILANCE CITOYENNE

APPEL DE LA CIMADE

Dans la continuité de ses engagements de solidarité active aux côtés des personnes exilées et migrantes depuis près de quatre-vingt ans, La Cimade estime qu’il est de sa responsabilité d’insister sur le danger que représentent les propositions du Front national et de sa candidate, et d’appeler en conséquence à rejeter l’abstention ou le vote nul qui pourraient conduire au désastre si ces propositions étaient appliquées.