MATERIEL POUR REGARDER LE FN EN FACE

 

« La présidente »
Farid Boudjellal et François Durpaire.
Ed. Les Arènes BD / Demopolis

Une BD de politique fiction qui imagine la France gouvernée par le FN…. Aidés par des specialistes comme l’économiste Emmanuel Lechypre, les journalistes Wallès Kotra et Ulysse Gosset, le chroniqueur politique Thomas Legrand, les auteurs décrivent un futur probable et les conséquences économiques, géopolitiques et politiques du programme du FN.
On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas…

 

 

 

 

 

« En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite »
Vincent Edin
Editions de l’Atelier

Chômage, immigration, insécurité, préférence nationale… Les idées du FN battues en brèche par les faits et les chiffres.

 

 

 

 

 

« L’illusion nationale »
Valérie Igounet, Vincent Jarousseau
Ed. Les Arènes

Deux ans d’enquête dans les villes dirigées par le Front National Hayange, Beaucaire et Hénin-Beaumont pour un reportage en forme de roman-photo. Les témoignages des élus et des habitants retranscris au mot près lèvent le voile sur l’illusion vendue par le FN en échange d’un peu plus de propreté, de quelques fleurs, d’une police municipale renforcée…

 

« Chez nous »

Un film de Lucas Belvaux
Avec Emilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix

Une infirmière à domicile dans le nord de la France, très appréciées par ses patients pour sa générosité est approchée par un parti extrémiste afin d’être sa candidate aux élections municipales. Les mécanismes de séduction et d’enrôlement de l’extrême droite mis à jour…

Et si nous n’attendions plus un homme ou une femme providentiels pour nous accorder sur l’essentiel ?

Et si en 2017 les solidarités devenaient un impératif pour les prochain.e.s locataires de l’Elysée et de l’Assemblée ?

Et si «5 caps des Solidarités » fixés par les ONG constituaient un référentiel dans lequel devront s’inscrire dorénavant les politiques publiques ?

Parce que les crises que nous traversons sont toutes liées à un déficit de solidarité, qu’elles ne pourront se résoudre que par plus de solidarité, pour la première fois, 80 associations – du social, de l’écologie, de la solidarité internationale, de l’éducation, de la démocratie, du monde agricole, des quartiers populaires, de la défense des droits de tous, et de l’égalité, du handicap, de la jeunesse, pour la santé, et la protection animale – ont décidé d’unir leur voix.

Unir leur voix pour dominer le brouhaha ambiant.

Unir leur voix pour faire, haut et fort, l’Appel des Solidarités.

Pour que sortent de leur réserve toutes celles et ceux fier.e.s d’être généreux.ses et solidaires. Qu’elles et ils lèvent le doigt et élèvent la voix jusqu’à imposer un changement de cap(s).

En répondant PRESENT!

Sur www.appel-des-solidarites.fr ou gratuitement par SMS au 32321 en tapant le mot PRESENT!

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Women’s March on Paris

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Le 21 janvier, soyons nombreuses et nombreux pour témoigner notre solidarité avec la Women’s March on Washington, car défendre les droits des femmes aux États-Unis, c’est défendre les droits des femmes en France et dans le monde entier !
ldh-france.org/womens-march-on-paris
Pour la France, voici la liste des marches (non exhaustive) et les lieux de rendez-vous :
Paris – 14h – Départ Trocadéro ;
Bordeaux – 14h30 – sur les marches du Grand Théâtre, place de la Comédie ;
Marseille – 11h30 – sous l’ombrière du Vieux Port ;
Lyon – 14h – Place de la Comédie ;
Montpellier – 14h – Parc du Peyrou ;
Nantes – 15h – Place des Volontaire de la défense passive ;
Strasbourg – 17h30 – Place Kleber ;
Toulouse – 17h – Esplanade Place Wilson ;
Poitiers – 11h – Place du Marché ;
Rouen – 14h30 – 99 rue Saint-Sever.

L’état d’urgence : une drogue (qui) dure

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Communiqué du Syndicat de la magistrature

Bien qu’annoncé par le Président de la République dès la mi-novembre, c’est à nouveau au pas de charge que le Parlement est sommé d’adopter le projet de loi approuvé en conseil des ministres le 10 décembre validant une cinquième prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet 2017, soit pour 20 mois au total depuis qu’il a été déclaré le 14 novembre 2015.

Qu’importe que d’autres pays sachent affronter des projets terroristes de même intensité sans recourir aux excès et dérives de l’état d’urgence.

Qu’importe que ses renouvellements successifs n’aient pu nous prémunir de dramatiques attentats. Il suffirait d’en invoquer la menace persistante pour qu’elle opère, une fois de plus, comme une justification indiscutable, masquant le paradoxe du recours à un arsenal par nature temporaire pour
lutter contre une criminalité déjà inscrite dans la durée.

Qu’importe, encore, que les rapports parlementaires de suivi de l’état d’urgence démontrent l’inefficacité des dispositifs répressifs auxquels il soumet indistinctement l’ensemble des citoyens. Et qu’importe leur dévoiement de plus en plus visible pour des objectifs de maintien de l’ordre
locaux, quotidiens et étrangers à toute menace terroriste.

Qu’importe, enfin, que les précédentes prolongations aient été mises à profit pour faire adopter une série impressionnante de textes qui inscrivent dans la durée des dispositions prétendant garantir la sécurité publique. La surenchère impose inlassablement l’adoption, dans une cynique alternance, de mesures tantôt exceptionnelles, tantôt pérennes dont chacune désavoue la précédente.
La banalisation des mesures fortement attentatoires aux libertés individuelles que portait en germe l’instauration de l’état d’urgence pénètre et s’inscrit désormais, hors de toute urgence, dans la loi en même temps que dans les esprits. Ce gouvernement portera la responsabilité historique d’avoir initié puis amplifié cette dérive de l’état de droit sans qu’aucune nécessité opérationnelle ne l’exige.

Avalant son chapeau avec constance, le Conseil d’Etat n’aura pas su s’y opposer : en se berçant de l’illusion auto-satisfaite de la qualité du contrôle du juge administratif, il a rendu un énième avis favorable qui dément ses précédentes réserves. Il revient donc aux parlementaires, en refusant de
sacrifier les libertés à une aventureuse fuite en avant, d’empêcher que les outils de l’état d’urgence ne puissent être livrés aux mains de ceux qui rêvent d’en faire le droit commun.

17 octobre 1961 – 17 octobre 2016 – 55e Anniversaire – Vérité et Justice

17-octobre-1961
Plaque à la mémoire des Algériens tués lors de la sanglante répression du 17 octobre 1961, apposée 40 ans plus tard quai Marché-Neuf, dans l’île de la Cité et à proximité du pont Saint-Michel (Paris)
photo :Par FSouici CC BY-SA 4.0

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient  pacifiquement  à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur  avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le Gouvernement de l’époque. Ils défendaient  leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » –  ou, pour nombre  d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.
55 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas  reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en  particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et  d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17  octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le Président de la République a certes fait un premier pas important, en déclarant « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie.
Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler  des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux àAlger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :

> Que la création d’un lieu de mémoire voué à cet événement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la Ville de Paris et la Région Ile-de-France

> Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont  besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de  la Méditerranée.

> La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, comme à Béziers avec le Maire Robert Ménard, et au sein de l’ancienne majorité présidentielle veulent la réhabiliter.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie dont sont  victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des  anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après un demi-siècle, il est temps  :

> que le Président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état

> que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’abandon des harkis, les massacres et l’enfermement dans les camps en France en 1962

> que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et  citoyens.

> que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un  cadre franco-algérien, international et indépendant.

A l’occasion de ce 55ème anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice.

Signataires nationaux au 10 octobre 2016

Associations : 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 17 octobre 61 contre l’oubli, 93 au Cœur de la République, Association Culturelle Les Oranges, ACCA (Association Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACDA (Association pour le changement et la démocratie en Algérie), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons,  AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique), ANPPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), Au Nom de la Mémoire, APCV (Association de promotion de la culture et du Voyage), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Comité Vérité et Justice pour Charonne, Entre les Lignes Entre les Mots, CRLDHT  (Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie), FNACA de Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), Fondation Frantz Fanon, Harkis et droits de l’Homme, FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), LDH (Ligue des droits de l’Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples), Sortir du Colonialisme, SURVIE,…
Organisations Syndicales :  CNT-f (Confédération Nationale du Travail), URIF-CGT (Union Régionale Ile-de-France de la CGT)
Partis politiques : Alternative Libertaire, EELV (Europe Ecologie les Verts), Ensemble, PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche)

Le Monde qui vient, entre périls et promesses – 2000-2015 : un état des droits

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Depuis plusieurs années, la LDH publiait régulièrement aux éditions de la Découverte un « Etat des droits ». Son but : jouer pleinement son rôle de vigie en faisant un bilan des menaces, périls et tensions du moment pesant sur les droits. L’ouvrage qu’elle vient de publier se situe dans la lignée de cette démarche mais affiche une tout autre ambition en lui donnant une portée plus vaste, inscrite dans une perspective de long terme.
Cet ouvrage, qui a réuni des personnalités intellectuelles de premier plan, universitaires et chercheurs dans des disciplines variées ainsi que des acteurs de la défense des droits, ne prétend délivrer aucune vérité définitive mais questionne, interpelle, ouvre des perspectives et des débats. Son objet n’est pas d’affirmer une « ligne juste », encore moins de délimiter un quelconque pré carré, mais de mettre la question des droits à la confluence d’une diversité d’approches qui nous parlent de notre monde et de son avenir. Bref, du monde à venir…
Françoise Dumont,
présidente de la LDH

Le Monde qui vient, entre périls et promesses – 2000-2015 : un état des droits
Editions La Découverte, Paris, 2016
340 p., 21 €

Avec les contributions de :
Jean Claude Ameisen, Geneviève Azam, Bertrand Badie, Étienne Balibar, Loïc Blondiaux, Pierre Robert Baduel, Nicolas Bancel, Jean Baubérot, Jacques Chevallier, Thomas Coutrot, Mireille Delmas-Marty, Jean-Pierre Dubois, Nicolas Frize, Vincent Geisser, Hervé Guéry, Christian Laval, Henri Leclerc, Danièle Lochak, Nonna Mayer, Michel Miné, Laurent Mucchielli, Gérard Noiriel, Henri Oberdoff, Serge Paugam, Michèle Riot-Sarcey, Joël Roman, Michel Tubiana, Patrick Viveret, Michel Wieviorka, Catherine Wihtol de Wenden

Le FN et son odieuse charte « Ma commune sans migrants »

Ce mardi 27 septembre 2016, suivant en cela d’autres municipalités frontistes, le Conseil municipal de Beaucaire a adopté la  Charte « Ma commune sans migrants ».
Ce texte, qui heurte les principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité inscrits au fronton de toutes les mairies, est en outre en contradiction flagrante avec les lois françaises et les engagements internationaux de notre pays.
Cette initiative, dans un contexte pré-électoral de surenchère, s’inscrit parmi les errements déjà anciens qui polluent le débat politique en insufflant la haine et la détestation de l’autre, et en désignant l’étranger comme bouc émissaire de tous nos maux.
La question délicate de l’accueil des migrants mérite autre chose que ces dérapages politiciens s’appuyant sur des peurs soigneusement instillées et entretenues, alors que, faut-il le rappeler, la France fait partie des pays européens qui accueillent le moins d’exilés fuyant les conflits actuels (Syrie, etc…)
Ce n’est pas avec le repli sur soi mais avec plus de fraternité et d’ouverture qu’on peut espérer trouver des solutions respectueuses de la dignité humaine.

LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME de Nîmes dénonce avec force cette dérive et appelle tous les citoyens et toutes les citoyennes à se mobiliser pour arrêter cette escalade xénophobe.

Midi Libre : Beaucaire : le conseil municipal adopte la charte « ma commune sans migrants »

L’humanité : Beaucaire. Jean-François Milesi dénonce la charte « Ma commune sans migrants »

Libération : Briois lance une association de maires refusant les migrants

Le Figaro : Association ma commune sans migrants: « une idée totalement absurde et scandaleuse » Pierre Henry

 

Droits des femmes contre les extrêmes droites

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Pendant très longtemps les femmes ont voté moins que les hommes pour le Front national.
En 1988, le vote des femmes en faveur du FN était de 7 points inférieur à celui des hommes. En 2012, il n’était plus que de 2 points. Mais tout ceci n’est pas encore stabilisé : de nouveau de 5 à 8 points d’écart aux Européennes de 2014 et 4 points au premier tour des régionales de 2015.

Voilà où est l’enjeu : le vote des femmes sera décisif.

Le fait de capter l’électorat féminin fait partie de l’enjeu de la dédiabolisation plus générale.

Marine Le Pen, qui veut accéder au pouvoir, ne peut plus servir la même soupe que son père, tout du moins à première vue.

Mais le fond est resté le même : anti-immigration par le biais notamment de l’instrumentalisation de la laïcité, préférence ou priorité nationale, xénophobe, pro-patronat, antisocial, antiféministe, lesbophobe, homophobe.

Sur les femmes, le discours se veut avoir changé aussi mais est ambigu et à géométrie variable.

Marine Le Pen s’appuie sur son image de femme moderne, qui travaille, divorcée. Elle se dit presque féministe.

C’est pour démasquer cette imposture que des associations féministes, des associations plus généralistes, des syndicats et des partis* ont créé le site Droits des femmes contre les extrêmes droites

* Attac, Cadac, CGT, Collectif Abandon de Famille – Tolérance Zéro ! , Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Coordination Lesbienne en France, les effrontées, Ensemble !, Europe Écologie-les Verts, Femmes Égalité, Femmes solidaires, Femmes migrantes debout, FSU, Ligue des femmes iraniennes pour la démocratie (LFID), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Maison des femmes Thérèse Clerc – Montreuil, Marche mondiale des Femmes, Osez le Féminisme !, PCF, Réseau féministe Ruptures, Ufal, Union syndicale Solidaires, Vigilance syndicale Antifasciste (Visa)

La section LDH de Nîmes apporte son soutien au juge JL Galland

La section de Nîmes de LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME tient à apporter tout son soutien au juge des libertés et de la détention de Nîmes, menacé de sanction pour avoir exercé scrupuleusement et avec rigueur sa mission de magistrats garant des libertés individuelles en faisant cesser la détention arbitraire subie par les étrangers admis au centre de rétention de Nîmes il y a quelques mois, dans le cadre de l’action de l’Etat visant à « désengorger » par tous moyens la jungle de CALAIS

Cette menace constitue une atteint flagrante à l’indépendance de la magistrature.

Elle montre que l’Etat, non content de faire, à l’occasion de sa politique à l’égard des étrangers, un usage détourné de la procédure de rétention, est prêt à faire un usage abusif du régime disciplinaire des magistrats pour tenter de « mettre au pas » un juge qui n’a fait qu’appliquer le droit.