ELECTION PRÉSIDENTIELLE : APPEL À UNE VIGILANCE CITOYENNE

APPEL DE LA CIMADE

Dans la continuité de ses engagements de solidarité active aux côtés des personnes exilées et migrantes depuis près de quatre-vingt ans, La Cimade estime qu’il est de sa responsabilité d’insister sur le danger que représentent les propositions du Front national et de sa candidate, et d’appeler en conséquence à rejeter l’abstention ou le vote nul qui pourraient conduire au désastre si ces propositions étaient appliquées.

 

MATERIEL POUR REGARDER LE FN EN FACE

 

« La présidente »
Farid Boudjellal et François Durpaire.
Ed. Les Arènes BD / Demopolis

Une BD de politique fiction qui imagine la France gouvernée par le FN…. Aidés par des specialistes comme l’économiste Emmanuel Lechypre, les journalistes Wallès Kotra et Ulysse Gosset, le chroniqueur politique Thomas Legrand, les auteurs décrivent un futur probable et les conséquences économiques, géopolitiques et politiques du programme du FN.
On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas…

 

 

 

 

 

« En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite »
Vincent Edin
Editions de l’Atelier

Chômage, immigration, insécurité, préférence nationale… Les idées du FN battues en brèche par les faits et les chiffres.

 

 

 

 

 

« L’illusion nationale »
Valérie Igounet, Vincent Jarousseau
Ed. Les Arènes

Deux ans d’enquête dans les villes dirigées par le Front National Hayange, Beaucaire et Hénin-Beaumont pour un reportage en forme de roman-photo. Les témoignages des élus et des habitants retranscris au mot près lèvent le voile sur l’illusion vendue par le FN en échange d’un peu plus de propreté, de quelques fleurs, d’une police municipale renforcée…

 

« Chez nous »

Un film de Lucas Belvaux
Avec Emilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix

Une infirmière à domicile dans le nord de la France, très appréciées par ses patients pour sa générosité est approchée par un parti extrémiste afin d’être sa candidate aux élections municipales. Les mécanismes de séduction et d’enrôlement de l’extrême droite mis à jour…

Et si nous n’attendions plus un homme ou une femme providentiels pour nous accorder sur l’essentiel ?

Et si en 2017 les solidarités devenaient un impératif pour les prochain.e.s locataires de l’Elysée et de l’Assemblée ?

Et si «5 caps des Solidarités » fixés par les ONG constituaient un référentiel dans lequel devront s’inscrire dorénavant les politiques publiques ?

Parce que les crises que nous traversons sont toutes liées à un déficit de solidarité, qu’elles ne pourront se résoudre que par plus de solidarité, pour la première fois, 80 associations – du social, de l’écologie, de la solidarité internationale, de l’éducation, de la démocratie, du monde agricole, des quartiers populaires, de la défense des droits de tous, et de l’égalité, du handicap, de la jeunesse, pour la santé, et la protection animale – ont décidé d’unir leur voix.

Unir leur voix pour dominer le brouhaha ambiant.

Unir leur voix pour faire, haut et fort, l’Appel des Solidarités.

Pour que sortent de leur réserve toutes celles et ceux fier.e.s d’être généreux.ses et solidaires. Qu’elles et ils lèvent le doigt et élèvent la voix jusqu’à imposer un changement de cap(s).

En répondant PRESENT!

Sur www.appel-des-solidarites.fr ou gratuitement par SMS au 32321 en tapant le mot PRESENT!

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CESSONS D’AVOIR PEUR – NON, LES MIGRANTS NE SONT PAS UN FARDEAU

Underaged inhabitants of tent seashore camp near Vial refugee camp. Chios, Grece, Aegean Sea. 27 September, 2016.jpg

Jeunes habitant du camp de réfugiés de Vial. Chios, Grèce. 27 September 2016 (c) Mstyslav Chernov 

 

Les migrants ne sont pas un FARDEAU : c’est juste que les idées de l’extrême droite ont réussi à s’imposer dans le débat politique jusqu’à faire croire que les immigrés ne sont qu’un problème. Ils représentent au contraire un immense potentiel d’idées, de volonté, d’énergies…

Est-il besoin de rappeler que nous avons accueilli au 20ème siècle :
en 1915 des arméniens,
en 1920 des russes,
en 1930 des espagnols, italiens, polonais,
en 1950 des portugais,
en 1960 des algériens, tunisiens, marocains,
en 1970 des réfugiés d’Amérique latine,
en 1980 des vietnamiens et cambodgiens,
en 1990 des ressortissants de l’ex-Yougoslavie.

Est-il besoin de rappeler tous ces immigrés célèbres qui ont construit la France :
Marie CURIE, Léon GAMBETTA, Robert SCHUMAN, Stéphane HESSEL, Frédéric CHOPIN, Charles AZNAVOUR, Yves MONTAND, Pierre CARDIN, Emile ZOLA, Guillaume APPOLINAIRE,

« ASTERIX le GAULOIS » est l’œuvre d’un fils d’immigrés polonais (René GOSCINNY) et d’un fils d’immigrés italiens (Albert UDERZO)]…. outre tous ces anonymes qui sont nos voisins et travaillent dans l’agriculture, l’industrie automobile, le bâtiment…

Ce sont eux, tous ces migrants qui font avec nous la France d’aujourd’hui, comme les migrants d’aujourd’hui feront la France de demain.

Pour RAISON GARDER, quelques repères sur la place des étrangers en France :
– le nombre d’étrangers présents sur le territoire français représente, depuis 1930, un pourcentage stable situé entre 6 et 7 % de la population
– La France accueille chaque année depuis 2006 environ 200 000 migrants : c’est 6 fois moins que l’Allemagne, 11 fois moins que la Norvège
– dans la cadre européen la France a proposé d’accueillir 30000 réfugiés syriens, chiffre à mettre en rapport avec 1,9 million accueilli par la Turquie, et également 1,9 million par le Liban
– dans les années 1970, 80 % des demandes d’asiles se soldaient par une réponse favorable, aujourd’hui, 80 % d’entre elles débouchent sur un refus.

La France n’est plus que le 25ème pays en termes d’octroi du droit d’asile.

OSONS LA SOLIDARITE

Parmi les migrants,  la situation des mineurs est particulièrement préoccupante.
Dans le GARD, depuis 2013, l’ASE (Aide sociale à l’enfance) doit prendre en charge 1/23ème des mineurs isolés étrangers arrivant en France.

Actuellement, 185 mineurs sont concernés : près de la moitié (75) est accueillie à l’hôtel. Un suivi éducatif très limité (2 éducateurs et une infirmière) est en place. C’est notoirement insuffisant !

Des particuliers, des associations, ont la volonté de ne pas laisser ces mineurs vivant à Nîmes près de nous dans l’état de solitude et détresse qui est le leur.

Un projet de parrainage est à l’étude, des échanges sont en cours avec le conseil départemental pour finaliser le projet… qu’en pensez-vous, seriez-vous partant ?

MANIFESTONS NOTRE SOLIDARITÉ en étant présent le premier jeudi de chaque mois à 18h00 place de l’horloge à Nîmes.
(ACAT, AMNESTY INTERNATIONAL, APTI, CIMADE, LDH, OIP, RESF)

Délinquants solidaires !

Delinquants_solidaires_v04Nous réaffirmons notre soutien aux acteurs de la solidarité, dont Cédric Herrou, à nouveau en garde à vue ce matin, fait partie !

Soyons toutes et tous solidaires des solidaires !

Le manifeste du Collectif délinquants solidaires :

delinquantssolidaires.gandi.ws/

La déclaration d’aide aux réfugié-e-s et la pétition :

ldh-france.org/en-finir-delit-solidarite/

ldh-france.org/je-soutiens-laccueil-des-migrants/

JE SOUTIENS L’ACCUEIL DES MIGRANTES ET DES MIGRANTS !

A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme, 179 élues locales et élus locaux ont signé à ce jour ce manifeste de soutien à l’accueil des migrantes et migrants partout sur notre territoire.

  • Parce que je n’oublie pas que notre pays a toujours donné refuge à ceux qui fuyaient des terres lointaines pour des terres plus hospitalières,
  • Parce que je n’oublie pas que nos aïeux ont été accueillis lorsqu’ils fuyaient guerre, dictature ou misère,
  • Parce que je n’oublie pas que personne ne s’exile par plaisir mais pour des raisons graves,
  • Parce que je n’oublie pas que chacun-e a droit au respect de sa personne dans sa dignité et dans ses droits,
  • Parce que je ne veux pas avoir honte du sort réservé aux migrants qui ont réussi à rejoindre notre pays,
  • Parce que les réactions xénophobes dont les migrants sont victimes, suite aux accords de relocalisation prévus par l’Union européenne et au démantèlement de la « jungle » de Calais, ternissent la devise « Liberté, égalité, fraternité » portée par notre République,

Je déclare soutenir toutes les initiatives, proches de chez moi comme partout sur le territoire, qui offrent aux migrants des conditions d’accueil respectueuses de leurs droits fondamentaux.

Vous pouvez vous aussi signer cette pétition sur le site de la Ligue des Droits de l’Homme.

17 octobre 1961 – 17 octobre 2016 – 55e Anniversaire – Vérité et Justice

17-octobre-1961
Plaque à la mémoire des Algériens tués lors de la sanglante répression du 17 octobre 1961, apposée 40 ans plus tard quai Marché-Neuf, dans l’île de la Cité et à proximité du pont Saint-Michel (Paris)
photo :Par FSouici CC BY-SA 4.0

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient  pacifiquement  à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur  avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le Gouvernement de l’époque. Ils défendaient  leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » –  ou, pour nombre  d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.
55 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas  reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, – en  particulier la Guerre d’Algérie – non plus que dans le cortège de drames et  d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17  octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le Président de la République a certes fait un premier pas important, en déclarant « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie.
Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler  des « bienfaits de la colonisation », à célébrer le putsch des généraux àAlger contre la République, à « honorer » les criminels de l’OAS.

Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises :

> Que la création d’un lieu de mémoire voué à cet événement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la Ville de Paris et la Région Ile-de-France

> Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont  besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de  la Méditerranée.

> La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, comme à Béziers avec le Maire Robert Ménard, et au sein de l’ancienne majorité présidentielle veulent la réhabiliter.

Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie dont sont  victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des  anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après un demi-siècle, il est temps  :

> que le Président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état

> que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’abandon des harkis, les massacres et l’enfermement dans les camps en France en 1962

> que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et  citoyens.

> que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un  cadre franco-algérien, international et indépendant.

A l’occasion de ce 55ème anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice.

Signataires nationaux au 10 octobre 2016

Associations : 4 ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 17 octobre 61 contre l’oubli, 93 au Cœur de la République, Association Culturelle Les Oranges, ACCA (Association Contre le Colonialisme Aujourd’hui), ACDA (Association pour le changement et la démocratie en Algérie), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons,  AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique), ANPPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), Au Nom de la Mémoire, APCV (Association de promotion de la culture et du Voyage), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Comité Vérité et Justice pour Charonne, Entre les Lignes Entre les Mots, CRLDHT  (Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie), FNACA de Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), Fondation Frantz Fanon, Harkis et droits de l’Homme, FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), LDH (Ligue des droits de l’Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples), Sortir du Colonialisme, SURVIE,…
Organisations Syndicales :  CNT-f (Confédération Nationale du Travail), URIF-CGT (Union Régionale Ile-de-France de la CGT)
Partis politiques : Alternative Libertaire, EELV (Europe Ecologie les Verts), Ensemble, PCF (Parti Communiste Français), PG (Parti de Gauche)