Madame la France, ma mère et moi

Ligue des droits de l’Homme, section de Nîmes
Les Mille couleurs
vous proposent une

PROJECTION DU FILM ’MADAME LA FRANCE, MA MERE ET MOI’
Suivi d’une discussion sur le thème de la Laïcité avec la Ligue des droits de l’Homme
Le vendredi 20 mai à 18h
A la Médiathèque Marc Bernard
1, place Debussy
« C’est chez toi Madame la France que je me suis découverte arabe et musulmane »

« Madame la France, ma mère et moi », est un film documentaire de Samia Chala. En revisitant les stéréotypes qui collent à la femme arabe depuis l’histoire coloniale, Madame la France, ma mère et moi interroge le regard que portent les Français sur les femmes d’origine maghrébine.

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Réforme constitutionnelle

Après l’abandon de la réforme constitutionnelle, continuons à défendre nos libertés !

Que restera-t-il des engagements de réformes constitutionnelles souscrits par le candidat François Hollande ? Rien. En revanche, il restera la tentative de modifier la Constitution en adoptant une thématique d’extrême droite et en y introduisant un régime d’exception de plus.

Si la LDH, section de Nîmes ne peut que se féliciter de l’abandon d’une réforme inutile et nuisible, elle déplore que le gouvernement, sa majorité et l’opposition poursuivent leurs efforts pour limiter un peu plus nos libertés au travers du projet de loi sur la réforme de la procédure pénale. Elle appelle les députés et les sénateurs gardois à revenir à la raison en refusant d’adopter ce texte.

Beaucaire, rue du 19 mars 1962

La Ligue des droits de l’Homme, section de Nîmes, s’élève contre la volonté des élus municipaux de Beaucaire, étiquetés FN, de renommer la rue du 19 mars 1962 ; cette date est reconnue par la Loi du 6 décembre 2012 comme la journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.
En votant cette loi, la représentation nationale a désigné tous les lieux qui portent la date du 19 mars 1962 comme des lieux de mémoire inviolables. Ceci est le résultat d’un long travail de justice et de vérité pour apaiser le choc en profondeur qu’a été la guerre d’Algérie, des deux côtés de la Méditerranée.
Vouloir aujourd’hui réactiver le temps de la guerre, chercher une revanche sur l’Histoire en instrumentalisant des morts, en opposant les mémoires, est une dérive idéologique indigne d’élus qui se réclament de la République ; à ce titre, leur objectif majeur devrait être d’apaiser les tensions, de calmer les esprits.

Cantines de Beaucaire

Suite à la parution d’une lettre dans laquelle le maire de Beaucaire fait part d’une modification de la gestion administrative des cantines, la section Nîmoise de la ligue des droits de l’homme en appelle à la modération.

N’ayant été élu qu’avec moins de 30% des électeurs de Beaucaire, le maire de cette commune a maille à partir avec l’autorité :c’est avec des mots ampoulés qu’il s’adresse aux parents d’élèves transformant une simple décision de gestion des cantines en une lettre où s’étalent ses faiblesses.

Il y manipule sans retenue le procès d’intention, la dénonciation, la stigmatisation des pauvres qui n’ont qu’à se débrouiller pour quérir assistance ou pour quitter la ville ; tel le seigneur du moyen âge qui s’en prenait à ses serfs…dans un galimatias d’un autre temps. Références subliminales aux traditions peut être, paternalisme outrancier sans doute mais confondre l’habit du maire avec celui du père fouettard, faire de la morale au lieu d’assumer le rôle de fédérateur qu’on souhaite voir tenir par des élu-e-s de la République ne peuvent en aucun cas améliorer le vivre ensemble à Beaucaire; ce qui est somme toute le bon objectif d’un mandat électif.