Et si nous n’attendions plus un homme ou une femme providentiels pour nous accorder sur l’essentiel ?

Et si en 2017 les solidarités devenaient un impératif pour les prochain.e.s locataires de l’Elysée et de l’Assemblée ?

Et si «5 caps des Solidarités » fixés par les ONG constituaient un référentiel dans lequel devront s’inscrire dorénavant les politiques publiques ?

Parce que les crises que nous traversons sont toutes liées à un déficit de solidarité, qu’elles ne pourront se résoudre que par plus de solidarité, pour la première fois, 80 associations – du social, de l’écologie, de la solidarité internationale, de l’éducation, de la démocratie, du monde agricole, des quartiers populaires, de la défense des droits de tous, et de l’égalité, du handicap, de la jeunesse, pour la santé, et la protection animale – ont décidé d’unir leur voix.

Unir leur voix pour dominer le brouhaha ambiant.

Unir leur voix pour faire, haut et fort, l’Appel des Solidarités.

Pour que sortent de leur réserve toutes celles et ceux fier.e.s d’être généreux.ses et solidaires. Qu’elles et ils lèvent le doigt et élèvent la voix jusqu’à imposer un changement de cap(s).

En répondant PRESENT!

Sur www.appel-des-solidarites.fr ou gratuitement par SMS au 32321 en tapant le mot PRESENT!

appel_solidarites_presentation

Créer 1 million d’emplois, c’est possible avec la transition écologique

Soirée-débat avec Didier Aubé, membre d’ATTAC France, secrétaire national de Solidaires et co-animateur de la campagne « Un million d’emplois pour le climat »
vendredi 24 mars  de 19h à 21h
Auditorium du Département (2, rue Guillemette – Nîmes)

La LDH, au plan national, s’est associée au rapport Un million d’emplois climat publié par ATTAC relativement à la possible création de nombreux emplois dans les secteurs nécessaires à la transition écologique

La section de Nîmes a décidé de s’associer à la soirée-débat proposée le vendredi 24 mars 2017 sur le thème « Créer 1 million d’emplois, c’est possible avec la transition écologique »

Nous sommes aujourd’hui confronté.e.s à deux crises majeures : climatique et sociale.

L’urgence climatique : le plus grand défi planétaire de ce début de siècle ! Les faits sont là : l’année 2016 aura été l’année la plus chaudejamais enregistrée et, d’ici à 2030, le record d’émissions mondiales de gaz à effet de serre pourrait être battu chaque année.

Dans le même temps, chômage et inégalités ne cessent de s’accroître. Un million de pauvres en plus en dix ans, principalement sous l’effet de la progression du chômage. Précarité, chantage à l’emploi, attaques contre la protection sociale,…voilà le bilan de la crise sociale.
A cette double crise une réponse est possible : la création d’emplois dits « climatiques » c’est-à-dire dans les secteurs nécessaires à une transition écologique.

Soirée autour du rapport « un million d’emplois pour le climat » réalisé par Alternatiba, ATTAC France, Collectif Roosevelt, Confédération Paysanne, FSU, Les Amis de la Terre, Mouvement national des chômeurs et précaires, Réseau Action Climat, Union syndicale Solidaires.

CESSONS D’AVOIR PEUR – NON, LES MIGRANTS NE SONT PAS UN FARDEAU

Underaged inhabitants of tent seashore camp near Vial refugee camp. Chios, Grece, Aegean Sea. 27 September, 2016.jpg

Jeunes habitant du camp de réfugiés de Vial. Chios, Grèce. 27 September 2016 (c) Mstyslav Chernov 

 

Les migrants ne sont pas un FARDEAU : c’est juste que les idées de l’extrême droite ont réussi à s’imposer dans le débat politique jusqu’à faire croire que les immigrés ne sont qu’un problème. Ils représentent au contraire un immense potentiel d’idées, de volonté, d’énergies…

Est-il besoin de rappeler que nous avons accueilli au 20ème siècle :
en 1915 des arméniens,
en 1920 des russes,
en 1930 des espagnols, italiens, polonais,
en 1950 des portugais,
en 1960 des algériens, tunisiens, marocains,
en 1970 des réfugiés d’Amérique latine,
en 1980 des vietnamiens et cambodgiens,
en 1990 des ressortissants de l’ex-Yougoslavie.

Est-il besoin de rappeler tous ces immigrés célèbres qui ont construit la France :
Marie CURIE, Léon GAMBETTA, Robert SCHUMAN, Stéphane HESSEL, Frédéric CHOPIN, Charles AZNAVOUR, Yves MONTAND, Pierre CARDIN, Emile ZOLA, Guillaume APPOLINAIRE,

« ASTERIX le GAULOIS » est l’œuvre d’un fils d’immigrés polonais (René GOSCINNY) et d’un fils d’immigrés italiens (Albert UDERZO)]…. outre tous ces anonymes qui sont nos voisins et travaillent dans l’agriculture, l’industrie automobile, le bâtiment…

Ce sont eux, tous ces migrants qui font avec nous la France d’aujourd’hui, comme les migrants d’aujourd’hui feront la France de demain.

Pour RAISON GARDER, quelques repères sur la place des étrangers en France :
– le nombre d’étrangers présents sur le territoire français représente, depuis 1930, un pourcentage stable situé entre 6 et 7 % de la population
– La France accueille chaque année depuis 2006 environ 200 000 migrants : c’est 6 fois moins que l’Allemagne, 11 fois moins que la Norvège
– dans la cadre européen la France a proposé d’accueillir 30000 réfugiés syriens, chiffre à mettre en rapport avec 1,9 million accueilli par la Turquie, et également 1,9 million par le Liban
– dans les années 1970, 80 % des demandes d’asiles se soldaient par une réponse favorable, aujourd’hui, 80 % d’entre elles débouchent sur un refus.

La France n’est plus que le 25ème pays en termes d’octroi du droit d’asile.

OSONS LA SOLIDARITE

Parmi les migrants,  la situation des mineurs est particulièrement préoccupante.
Dans le GARD, depuis 2013, l’ASE (Aide sociale à l’enfance) doit prendre en charge 1/23ème des mineurs isolés étrangers arrivant en France.

Actuellement, 185 mineurs sont concernés : près de la moitié (75) est accueillie à l’hôtel. Un suivi éducatif très limité (2 éducateurs et une infirmière) est en place. C’est notoirement insuffisant !

Des particuliers, des associations, ont la volonté de ne pas laisser ces mineurs vivant à Nîmes près de nous dans l’état de solitude et détresse qui est le leur.

Un projet de parrainage est à l’étude, des échanges sont en cours avec le conseil départemental pour finaliser le projet… qu’en pensez-vous, seriez-vous partant ?

MANIFESTONS NOTRE SOLIDARITÉ en étant présent le premier jeudi de chaque mois à 18h00 place de l’horloge à Nîmes.
(ACAT, AMNESTY INTERNATIONAL, APTI, CIMADE, LDH, OIP, RESF)

Women’s March on Paris

a3-poster-wm_paris-v5

Le 21 janvier, soyons nombreuses et nombreux pour témoigner notre solidarité avec la Women’s March on Washington, car défendre les droits des femmes aux États-Unis, c’est défendre les droits des femmes en France et dans le monde entier !
ldh-france.org/womens-march-on-paris
Pour la France, voici la liste des marches (non exhaustive) et les lieux de rendez-vous :
Paris – 14h – Départ Trocadéro ;
Bordeaux – 14h30 – sur les marches du Grand Théâtre, place de la Comédie ;
Marseille – 11h30 – sous l’ombrière du Vieux Port ;
Lyon – 14h – Place de la Comédie ;
Montpellier – 14h – Parc du Peyrou ;
Nantes – 15h – Place des Volontaire de la défense passive ;
Strasbourg – 17h30 – Place Kleber ;
Toulouse – 17h – Esplanade Place Wilson ;
Poitiers – 11h – Place du Marché ;
Rouen – 14h30 – 99 rue Saint-Sever.

Délinquants solidaires !

Delinquants_solidaires_v04Nous réaffirmons notre soutien aux acteurs de la solidarité, dont Cédric Herrou, à nouveau en garde à vue ce matin, fait partie !

Soyons toutes et tous solidaires des solidaires !

Le manifeste du Collectif délinquants solidaires :

delinquantssolidaires.gandi.ws/

La déclaration d’aide aux réfugié-e-s et la pétition :

ldh-france.org/en-finir-delit-solidarite/

ldh-france.org/je-soutiens-laccueil-des-migrants/

L’état d’urgence : une drogue (qui) dure

libertes

Communiqué du Syndicat de la magistrature

Bien qu’annoncé par le Président de la République dès la mi-novembre, c’est à nouveau au pas de charge que le Parlement est sommé d’adopter le projet de loi approuvé en conseil des ministres le 10 décembre validant une cinquième prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet 2017, soit pour 20 mois au total depuis qu’il a été déclaré le 14 novembre 2015.

Qu’importe que d’autres pays sachent affronter des projets terroristes de même intensité sans recourir aux excès et dérives de l’état d’urgence.

Qu’importe que ses renouvellements successifs n’aient pu nous prémunir de dramatiques attentats. Il suffirait d’en invoquer la menace persistante pour qu’elle opère, une fois de plus, comme une justification indiscutable, masquant le paradoxe du recours à un arsenal par nature temporaire pour
lutter contre une criminalité déjà inscrite dans la durée.

Qu’importe, encore, que les rapports parlementaires de suivi de l’état d’urgence démontrent l’inefficacité des dispositifs répressifs auxquels il soumet indistinctement l’ensemble des citoyens. Et qu’importe leur dévoiement de plus en plus visible pour des objectifs de maintien de l’ordre
locaux, quotidiens et étrangers à toute menace terroriste.

Qu’importe, enfin, que les précédentes prolongations aient été mises à profit pour faire adopter une série impressionnante de textes qui inscrivent dans la durée des dispositions prétendant garantir la sécurité publique. La surenchère impose inlassablement l’adoption, dans une cynique alternance, de mesures tantôt exceptionnelles, tantôt pérennes dont chacune désavoue la précédente.
La banalisation des mesures fortement attentatoires aux libertés individuelles que portait en germe l’instauration de l’état d’urgence pénètre et s’inscrit désormais, hors de toute urgence, dans la loi en même temps que dans les esprits. Ce gouvernement portera la responsabilité historique d’avoir initié puis amplifié cette dérive de l’état de droit sans qu’aucune nécessité opérationnelle ne l’exige.

Avalant son chapeau avec constance, le Conseil d’Etat n’aura pas su s’y opposer : en se berçant de l’illusion auto-satisfaite de la qualité du contrôle du juge administratif, il a rendu un énième avis favorable qui dément ses précédentes réserves. Il revient donc aux parlementaires, en refusant de
sacrifier les libertés à une aventureuse fuite en avant, d’empêcher que les outils de l’état d’urgence ne puissent être livrés aux mains de ceux qui rêvent d’en faire le droit commun.

Les communes solidaires du Gard s’engagent pour favoriser l’accueil des migrants et réfugiés

migrants-marchent-froid

Les guerres, les famines, les destructions et les catastrophes continuent chaque jour à pousser des centaines de milliers de personnes, hommes, femmes, enfants, en famille ou isolés, à quitter tout ce qui constituait leur vie quotidienne et à risquer la mort sur des itinéraires toujours plus périlleux. Leur sort ne doit pas être de se heurter sans fin à des murs et à des barbelés.
En accord avec les autres États membres de l’Union Européenne, notre pays a accepté de recevoir, ce qui constitue un strict minimum, quelques dizaines de milliers de ces réfugiés. Alors même que cet accueil devrait être organisé dans les meilleures conditions administratives, de logement et sanitaires, certaines forces politiques s’y opposent, au nom de prétendus risques de troubles à l’ordre public et de « dangers communautaristes ».

Le collectif et la charte « Communes Solidaires Gard » 

Il s’agit d’une organisation de citoyens, regroupant aussi bien des individus agissant en leur nom que des organisations telles qu’associations, partis politiques, ou autres initiatives sensibles à la question de l’accueil des migrants et réfugiés. Une campagne honteuse a été menée par certains élus et mouvements politiques, invitant les maires à exprimer leur refus d’accueil de migrants dans leur ville.

A l’inverse, nous estimons que l’accueil de ces migrants et réfugiés fait appel aux simples sentiments de compassion humaine et de solidarité, et correspond en outre au strict respect des engagements constitutionnels et internationaux de notre pays.

En réaction et à la veille du démantèlement de la « jungle » de Calais, plusieurs acteurs du monde associatif et de la société civile, se sont réunis le 12 octobre à Nîmes. Cette soirée qui a réuni spontanément plus de 120 personnes, a permis d’exprimer avec conviction, la nécessité de réaffirmer les valeurs de fraternité et d’hospitalité qui constituent notre Pays.

Il en a découlé la rédaction d’une charte, reprenant les principes fondamentaux et légaux pour l’accueil des migrants et des réfugiés. Cette charte prend un accent particulier dans notre région, terre d’accueil de migrants qui désormais constituent le tissu de citoyens de notre département.

DEMANDEZ À VOTRE CONSEIL MUNICIPAL DE SIGNER LA CHARTE

collectif « Communes Solidaires Gard »

 

JE SOUTIENS L’ACCUEIL DES MIGRANTES ET DES MIGRANTS !

A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme, 179 élues locales et élus locaux ont signé à ce jour ce manifeste de soutien à l’accueil des migrantes et migrants partout sur notre territoire.

  • Parce que je n’oublie pas que notre pays a toujours donné refuge à ceux qui fuyaient des terres lointaines pour des terres plus hospitalières,
  • Parce que je n’oublie pas que nos aïeux ont été accueillis lorsqu’ils fuyaient guerre, dictature ou misère,
  • Parce que je n’oublie pas que personne ne s’exile par plaisir mais pour des raisons graves,
  • Parce que je n’oublie pas que chacun-e a droit au respect de sa personne dans sa dignité et dans ses droits,
  • Parce que je ne veux pas avoir honte du sort réservé aux migrants qui ont réussi à rejoindre notre pays,
  • Parce que les réactions xénophobes dont les migrants sont victimes, suite aux accords de relocalisation prévus par l’Union européenne et au démantèlement de la « jungle » de Calais, ternissent la devise « Liberté, égalité, fraternité » portée par notre République,

Je déclare soutenir toutes les initiatives, proches de chez moi comme partout sur le territoire, qui offrent aux migrants des conditions d’accueil respectueuses de leurs droits fondamentaux.

Vous pouvez vous aussi signer cette pétition sur le site de la Ligue des Droits de l’Homme.