Beaucaire, rue du 19 mars 1962

La Ligue des droits de l’Homme, section de Nîmes, s’élève contre la volonté des élus municipaux de Beaucaire, étiquetés FN, de renommer la rue du 19 mars 1962 ; cette date est reconnue par la Loi du 6 décembre 2012 comme la journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.
En votant cette loi, la représentation nationale a désigné tous les lieux qui portent la date du 19 mars 1962 comme des lieux de mémoire inviolables. Ceci est le résultat d’un long travail de justice et de vérité pour apaiser le choc en profondeur qu’a été la guerre d’Algérie, des deux côtés de la Méditerranée.
Vouloir aujourd’hui réactiver le temps de la guerre, chercher une revanche sur l’Histoire en instrumentalisant des morts, en opposant les mémoires, est une dérive idéologique indigne d’élus qui se réclament de la République ; à ce titre, leur objectif majeur devrait être d’apaiser les tensions, de calmer les esprits.

Abolissons le 8 Mars, la journée de la Femme, ça suffit!

Face à l’ampleur de la tâche, 24 h c’est mission impossible! 24 h pour réparer les violences faites aux femmes, 24 h pour combler les inégalités de salaires femmes-hommes, 24h pour abattre les plafonds de verre qui bloquent les carrières des femmes, 24 h pour en finir avec le non partage des tâches ménagères, 24 h pour redonner courage aux femmes qui  assument seules l’éducation de leurs enfants…24h pour transformer le sort de la moitié de l’humanité, disons le c’est totalement insuffisant ; au regard des siècles de « non droits » au cours desquels les femmes ont été assignées dans des rôles subalternes, un siècle de réparation y suffirait-il?

Autre handicap grave : La Femme, ça n’existe pas ! Comme tous les êtres humains les femmes ont des identités plurielles qui s’acquièrent et se transforment dans la société dans laquelle elles vivent. Les femmes font partie de l’humanité, ni plus ni moins, reconnaissons leur ce droit et avec la LDH militons pour que femmes et hommes aient le même accès aux mêmes droits universels: éducation, emploi, logement, santé.

Cantines de Beaucaire

Suite à la parution d’une lettre dans laquelle le maire de Beaucaire fait part d’une modification de la gestion administrative des cantines, la section Nîmoise de la ligue des droits de l’homme en appelle à la modération.

N’ayant été élu qu’avec moins de 30% des électeurs de Beaucaire, le maire de cette commune a maille à partir avec l’autorité :c’est avec des mots ampoulés qu’il s’adresse aux parents d’élèves transformant une simple décision de gestion des cantines en une lettre où s’étalent ses faiblesses.

Il y manipule sans retenue le procès d’intention, la dénonciation, la stigmatisation des pauvres qui n’ont qu’à se débrouiller pour quérir assistance ou pour quitter la ville ; tel le seigneur du moyen âge qui s’en prenait à ses serfs…dans un galimatias d’un autre temps. Références subliminales aux traditions peut être, paternalisme outrancier sans doute mais confondre l’habit du maire avec celui du père fouettard, faire de la morale au lieu d’assumer le rôle de fédérateur qu’on souhaite voir tenir par des élu-e-s de la République ne peuvent en aucun cas améliorer le vivre ensemble à Beaucaire; ce qui est somme toute le bon objectif d’un mandat électif.

40 ans après une grande loi, la situation est toujours précaire

 

le 17 janvier 1975, la loi sur l’avortement, courageusement portée par la Ministre Simone Veil, est votée ; elle donne aux femmes un immense espoir de liberté et d’égalité.

Quarante ans plus tard l’espoir se transforme en vigilance.

Les politiques d’austérité touchent de plein fouet les femmes pendant que les réductions de dépenses publiques mettent en péril l’existence des associations qui luttent pour les droits des femmes.

Les réactionnaires développent leurs réseaux qui véhiculent des idées antidémocratiques et sexistes, rétrogrades et parfois nauséabondes ; sans épargner l’école où les mesures mises en œuvre pour l’égalité entre filles et garçons sont attaquées.

Un centre d’IVG dédié par hôpital, l’égalité homme femme au travail, des moyens pérennes pour les associations, sont des revendications du mouvement féministe que la Ligue des droits de l’Homme ( LDH, section de Nîmes) soutient pour que le mot égalité ne soit pas vain.